Archives de catégorie : Poules – Poulailler (Construction – Conseils & soins)

Les poules, c’est du travail mais aussi pas mal de satisfaction. Elles rentabilisent le potager et je les considère, comme certains insectes, comme des auxiliaires du jardinier amateur.

Introduction de poules Brahma au poulailler partagé du Loucascarelet – 11-08-2018

Un grand merci à Soizic et Mathieu pour le don de 2 jeunes poules de race Brahma pour le poulailler partagé du Loucascarelet !

Pour la petite histoire : les poules ont 4 mois et demi… et nous espérons que ce sont là 2 poules et non 2 coqs ! Elles proviennent d’un don initial de Charline qui a arrêté son activité d’éleveuse de poulet sur Rochefort du Gard. Charline avait un coq « Brahma » et des poules Brahma qui ont à l’époque laissé couver certains de leur oeufs a des poules couveuses… Quelques jours après l’éclosion, Charline les a donné à Soizic qui possède un enclos « top la classe » et 2 enfants qui verront grandir les poussins.

Soizic a gardé une poule et fait don de 2 autres à l’association La JARRE Écocitoyenne de Rochefort du Gard. L’association possède un poulailler partagé, chez Franck et Marie, un double enclos de 50m², un beau potager et un grand jardin ou les poules pourront s’épanouir !

Une présentation en vidéo de l’introduction de ces 2 nouvelles :

REMARQUE : La dernière introduction de poule s’est soldé par un échec. Le conseil est d’introduire toujours un minimum de 2 poules dans une basse cour et jamais de galinette un peu chétive… elle se ferait alors gravement attaquer par ses congénères… (voir l’article à ce sujet)

La preuve :

poule attaquée par ses congeneres - DZprod Jardin
poule attaquée par ses congeneres – DZprod Jardin

Cette fois ci, je suis serein. Les poules se sont faites attaquer mais après un premier coup de bec, elles se sont redressées et n’ont pas courber l’échine comme à l’habitude de le faire la pauvre poule ci-dessus, complétement dominée et que j’ai du installer dans un enclos à part. Cette poule se met systématiquement en position pour être cocher et se fait alors défoncer le dos à coup de bec par les poules dominantes : Elle reste alors figée, c’est le carnage. Pas cool !

Ces 2 nouvelles sont déjà plus grosses que les 4 autres… elles en imposent par leur prestance… et n’ont pas le comportement à se laisser faire !!! J’espère simplement qu’elles ne se transformeront pas en coqs comme j’en ai eu l’expérience en prenant des poussins à botanic® l’an dernier ! (voir l’article à ce sujet)

3 poussins 1 poule 2 coqs - botanic®
3 poussins 1 poule 2 coqs – botanic®

La cruelle réalité d’être une poule !

Lorsque l’on change son cheptel de poules afin d’avoir un taux de ponte obtimum, il faut impérativement introduire un lot de poules mais jamais une seule poule. Cette dernière devient la « tête de turc » du groupe, le « vilain petit canard », « l’homme à abattre », « l’intrus » qu’il faut chasser coute que coute.

Nous avons fait la malheureuse expérience, au jardin partagé du Loucascarelet : Une fin d’après midi, un voisin me téléphone en me disant « une poule ça intéresse ? Je l’ai trové dans mon jardin, je ne sais pas comment elle a fait pour arriver jusqu’ici ?  »

Une fois les voisins questionnés sur cette mystérieuse galinette, je décide de l’inclure au poulailler partagé du Loucascarelet.

Les animaliers, à botanic® Saint Anthelme (Avignon, Villeneuve lez) m’avaient dit « il est préférable d’inclure au minium 2 poules à un lot de poules existant : cela évite qu’elles ne se chamaillent… »

Hé bien, c’est vrai !

Ma pauvre poulette orpheline s’est fait défoncer en 24 heures chrono. Je l’ai retrouvé en piteux état… J’ai même crue qu’elle ne s’en remettrait jamais tellement ses blessures étaient profondes.

Nous avons du improviser une deuxième poulailler, juxtaposé au premier, laissant l’orpheline, hors de portée de ses 3 bourreaux territoriales !

poule attaquée par ses congeneres - DZprod Jardin
poule attaquée par ses congénères – DZprod Jardin

J’ai halluciné sur la capacité de cette jeune poulette à cicatriser de ses blessures ! En 2 semaines, alors que je la croyais condamnée, la peau s’est refermée comme par magie, alors qu’un trou de 8 à 10cm de diamètre s’était formé et que du pu commençait à poindre sur les pourtour de la blessure… Bref, incroyable !

Conclusion : Ne jamais inclure une seule poule à un lot de poules existant !

Nourrir ses poules l’hiver par grand froid

Comme pour nous, les poules recherchent des aliments plus énergétiques ou alors elles s’alimentent en plus grande quantité. Elles réduisent également leur taux de ponte afin de garder l’énergie pour la thermorégulation (elles pondent moins l’hiver).

Si les abreuvoirs sont gelés, veuillez à ce que les poules aient de l’eau… En plus de bien penser au nettoyage des abreuvoirs recouverts d’une couche de glace ou complétement gelés dans la masse… il faut penser à les réconforter :

  • augmenter la couche de paille dans le poulailler, les pondoirs,
  • vérifier l’isolation,
  • augmenter la ration journalière ou varier les aliments énergétiques,
Tembouille hivernale pour les galinettes
Tembouille hivernale pour les galinettes

Côté alimentation, voilà un exemple de menu du jour spécial grand froid :

  • graines germées de blé (les graines germées sont plus énergétiques que le grain sec, contiennent des enzymes, vitamines et sont plus digestes !!!… Voir l’article sur le sujet : Nourrir ses poules avec des graines germées.),
  • gras de viandes (ici j’ai rappé des pains de graisse d’arachide que j’ai acheté en solde à botanic®, 2€ à la place de 25€, les 10 pains). Les miettes de pain de graisses sont ensuites mélangées avec des miettes de pains et une cuillière à soupe de coquilles d’huîtres…
  • riz (ou reste de repas), ici du riz à Sushi (récup d’un sac de 25Kg de riz « shinju maï, calrose medium grain rice », qu’un restaurateur Avignonnais allait jeter car périmé depuis le mois dernier !)
  • coquille d’huitre RRR (récup des fêtes de Noël et nouvel an),
  • eau chaude dans l’abreuvoir après avoir enlevé la glace… (je place également 2 bouteille d’eau en plastique chauffées au micro onde et cela de part et d’autre d’un pondoir en imaginant que cela stimule la ponte…

Bon aller trop de blabla… je suis attendu… j’attrape mon « Kajo » et je file voir mes poules (pendant que la mienne est encore au lit !).

Kajo en partance pour le poulailler - nourriture spécial hiver - dzprod Jardin
Kajo en partance pour le poulailler – nourriture spécial hiver – dzprod Jardin

« Kajo » (panier de transport de chez MV Industrie, sponsor de l’association la Jarre écocitoyenne, pour le transport des petits outils au jardin et le retour triomphant avec les récoltes du jour)

Ma poule est contorsionniste !

Les poules : c’est COOL ! Les galinettes : C’est chouette ! Les voir en liberté dans le jardin, les observer chasser insectes, les vers de terre et autres bugs… J’adore !

Par contre, les poules prennent vite leur aise et grattouillent les endroits que l’on s’efforce de leur interdire. Après s’être rendu compte que l’on ne peut les éduquer, on use de subterfuges afin d’éviter quelques désagréments…

Une idée d’un ersatz de maillage à base de ronds de fer, habilement surélevé ? Essai non concluant… c’est oublié que les poules sont contorsionnistes !!! (Nota Bene : ce maillage est par contre efficace contre le « dépose-minute » de crotte de chats).

Poule contorsioniste de éric et Isa - pas bête la guêpe
Poule contorsionniste de Éric et Isa – pas bête la guêpe

Pour elle, ce beau bac, en attente de quelques plantations, est un endroit vierge de tout est un gage d’un épouillage de qualité : c’est trop tentant… et hop, elle passe entre la maille, se glisse dans le bac et se vautre dans la terre grumeleuse à souhait !!!

Chapeau bas Madame la poule !

Cône d’abattage ou de sacrifice (gratuit) D.I.Y pour les volailles

L’idée de créer mon propre outil afin de donner la mort proprement à mes poules pondeuses « à la retraite » est vite venue après avoir essayer sans…

C’est assez traumatisant de chérir une poule et au final lui-donner la mort en s’y prenant mal… On peut laisser la poule vivre sa retraite et avoir « une belle mort » mais on peut également, lorsqu’elle ne pond plus guère (voir l’article suivant), rentabiliser sa poule… en la cuisinant, avec respect et un savoir faire culinaire que l’on s’efforcera de produire afin d’honorer sa mémoire.

Sans cône d’abattage, la poule se débattra et vous aurez du sang sur 2m à la ronde, vous aurait également du mal à inciser proprement l’animal et le sentiment d’être un bourreau inexpérimenté…

Avec le cône de sacrifice :

  • l’incision et plus facilement réalisée (en prenant soin de pincer le bec de la poule et en tirant un peu sur son cou),
  • Toujours en maintenant le bec, le sang peut-être recueilli, proprement, dans un récipient contenant quelques goutte de vinaigre. On pourra préparer une recette oubliée depuis que les poules sont enmenées systématiquement à l’abbatoir : « la sanguette ».
  • l’animal rend son dernier souffle très rapidement.

On peut acheter le cône d’abattage, cela coûte une quarantaine d’euros pour deux cônes de diamètres différents vous permettant le sacrifice de caille comme de poule de bon poids.

Cône d'abattage Ø d'entrée 28,5cm - Ø de sortie 10cm - hauteur 40cm + son réducteur (Pour les volailles plus petites - Ø d'entrée 21cm - Ø de sortie 8,5cm - hauteur 28cm)
Cône d’abattage Ø d’entrée 28,5cm – Ø de sortie 10cm – hauteur 40cm + son réducteur (Pour les volailles plus petites – Ø d’entrée 21cm – Ø de sortie 8,5cm – hauteur 28cm)

Ils existe d’autres modèles sur le net pour des prix similaires.

On peut le fabriquer soi-même, en bois (mais pour des raisons d’hygiène), je ne suis pas fana. De plus celui-ci fixé sur le mur imposera le nettoyage du mur !!!

Saignoir en bois issu de l'autoconstruction
Saignoir en bois issu de l’autoconstruction

Il est vrai que le cône ressemble beaucoup à ceux de la DDE : les cône se signalisation des travaux sur la voirie :

Mon idée de saignoir, est une idée D.I.Y et également R.R.R, fait MAISON et avec le re-emploi du bidon de 10 litre en polypropylène à usage alimentaire (une fois vidés de leur contenu alimentaire, ma femme me les ramène de son boulot,  où elle y vend des alcools : sinon, ils sont jetés…

Ce bidon alimentaire de 10 litres est jeté, en usage unique… C’est dommage car il a une valeur d’achat de base à 6,90€ !

Quelques découpes, à la disqueuse… un bon nettoyage.. le ré-emploi d’un manche à balai… (astuce pour suspendre le tout) et en plaçant ou non, un chiffon autour de l’animal, on arrive aisément à l’introduire dans le bidon.

Cône abattage sacrifice - saignoir -fabrication maison - gratuit - DZprod jardin
Cône abattage sacrifice – saignoir -fabrication maison – gratuit – DZprod jardin

Ce système a ses avantages :

  • on peut suspendre le cône grâce au manche à balai et procéder au sacrifice, un peu où on veut…
  • On peut ainsi recueillir le sang, en ajustant la hauteur…
  • Prix de revient : 0€,
  • Temps de mise en œuvre rapide (10 minutes),
  • l’dée « d’empreinter » un cône de signalisation à la DDE s’estompe radicalement !!!
Saignoir fabrication Maison - cône d'abattage - poule - DIY et RRR - vue de dessus
Saignoir fabrication Maison – cône d’abattage – poule – DIY et RRR – vue de dessus
Saignoir fabrication Maison - cône d'abattage - poule - DIY et RRR - vue de dessous
Saignoir fabrication Maison – cône d’abattage – poule – DIY et RRR – vue de dessous

Par l’orifice du bas, on attrape le bec afin d’orienter la tête hors du trou… on peut alors procéder au sacrifice… bien plus proprement, dans le respect de l’animal.

PS : Article à lire «  quand recycler sa poule pondeuse : rentabilité – durée de ponte – taux de ponte ?  » et Tuer et vider une poule de son poulailler

Également : la recette de la sanguette

 

 

Tuer et vider une poule de son poulailler

Il vous faut :

  • du courage,
  • un minimum de savoir et de savoir-faire.

Le but : Que ce soit pour abréger les souffrances de l’animal (maladie, attaque de prédateur), pour recycler son cheptel (vieille poule en fin de ponte), pour extraire de son cheptel les coqs en surnombre ou pour se nourrir… vous risquez fortement d’être confronté au besoin de ce savoir ancestral et qui s’est perdu avec l’industrialisation !

Il est possible, si le courage vous manque, de transporter son animal, jusqu’à l’abattoir mais cela est :

  • inducteur de stress (transport, stress sur la ligne d’abattage…) pour l’animal,
  • Coûteux (Transports (*2), abattoir : autour de 5€ pour tuer, et évidée la galinette).

Le faire soi-même est un acte militant, courageux (car on a chérit son animal pendant des mois, un certain attachement c’était construit…), mais aussi respectueux vis à vis de l’animal. C’est également RESPECTER comme tirer profit de cette vie animale uniquement dédiée à votre bien-être personnel comme celui de votre famille.

Ce sacrifice possède néanmoins les valeurs fortes suivantes :

  • Réduire la souffrance animale, car vous ne consommez pas une bête qui provient de l’extérieur et dont vous ne savez rien (des conditions d’élevage comme celles d’abattage !!!)
  • Respecter la fin de vie de votre animal, (euthanasie : s’il est malade et condamné, ou souffrant (fin de vie, piquage des congénères qui résultera sur la mort de l’animal)
  • Consommer une viande dont vous maitriser la qualité (sans traitements et éventuellement Bio),
  • Réduire l’impact C02 (transport, élevage, abatage),
  • valoriser les sous produits issus de l’abattage (le sang (cf la recette de la « sanguette »), les poumons, gésier (salades), cœur (salades), trachée et glandes génitales peuvent être cuisinées… on a aussi perdu ce savoir-faire… La carcasse vous sert également à faire un excellent bouillon… Les plûmes peuvent quant à elles partir au compost (lire cet article étonnant sur la valorisation des plûmes issus de l’abattage)
  • pouvoir REMERCIER votre animal de ce qu’il vous a procuré, tout au long de sa vie… avec comme point final et bouquet final, l’excellence de sa viande !
  • peut-être également être fier de produire sa propre nourriture dans un acte militant ou de survivalisme… (en réduisant son addiction consumériste en étant persuadé des conséquences sociales, environnementales, psychologiques ou économiquement négatives… )

BREF, COMMENT PROCÉDER :

  • Isoler l’animal afin de le mettre à la diète au moins 12 heures à l’avance (le but étant de réduire les résidus dans l’appareil digestif,
  • Saigner l’animal, le soir ou tôt le matin sera moins stressant pour lui, (pourquoi saigner et non pas trancher d’un coup un seul : le but et de ne pas avoir de sang dans les muscles après la mort de l’animal et éviter la coagulation intramusculaire),
  • Utiliser un couteau hyper-tranchant, un cône d’abattage (image 1, image 2) pour volaille ( fait MAISON avec le ré-emploi d’une bouteille en plastique de 3l ou 5l ou fabriqué en bois)
  • Plumer l’animal (2 minutes dans 5l d’eau très chaude (55 à 58°c) : prévoir une cocotte pour chauffer ce grand volume d’eau et également un seau en plastique (d’une vintaine de litres au moins) pour y placer l’animal (car si vous le faite dans la cocotte l’eau va déborder et ce ne sera pas pratique pour retourner l’animal et le mouillage du plumage ne sera pas uniforme),
  • Procéder au vidage :

Un poulet peut se cuire au four, une poule pondeuse NON !

Mieux vaut la cuire au pot… pas plus de 1h30 à 2 heures (mijoté et pas à fort bouillon, pour ne pas avoir une viande trop dure)… en suivant les conseils que j’approuve dans l’article, bien fait (et j’en ai lu quelqu’un pour comparer…) : http://chefsimon.lemonde.fr/gourmets/chef-simon/recettes/poule-au-pot–5

NB : On réservera en filtrant la marmite :

  • 2 à 3 bons litres de  « fond blanc » qui est au résultat le bouillon obtenu à la fin de la cuisson,
  • Les os et la carcasse… après avoir consommée la poule au pot avec ses légumes…

Après avoir cassé et broyé grossièrement la carcasse, on fera revenir les os dans un fond d’huile (d’olive ou de coco ou de graisse de la poule si on a eu l’idée de récupérer celle-ci surnageante après une nuit au réfrigérateur de la marmite ayant servi à cuire la poule entière), …après une légère réaction de Mayard, on verse le fond blanc dégraissé que l’on avait réservé à cet effet… et on laisse mijoter tant que l’on veut… le but étant de faire fondre les cartilages encore présents sur les os… Après refroidissement et filtration, on a un bouillon de fou : Très gustatif (pour y faire gonfler des pâtes vermicelles) et bon pour le corps (dégraissé et à teneur basique grâce à la fonte des cartilages) : Voilà de quoi vous réchauffer l’âme en procurant « un effet tampon » qui va neutraliser le surplus d’acide, souvent en excès dans nos organismes d’hommes modernes stressés !

Aller, un bonne soupe… et au lit !

PS : à lire également, l’autofabrication de votre « Cône d’abattage ou de sacrifice (gratuit) D.I.Y pour les volailles »

 

 

La Galle déplumante des poules – Poulailler partagé du Lou Cascarelet

15/01/2018 : La chef, la « Coucou de Renne », la plus ancienne de nos poules ne sort plus lorsque l’on ouvre la porte du poulailler pour laisser les poules gambader dans le jardin…

20/01/2018 : Une trentaine de plume par jours sont retrouvées dans le poulailler…

Croupion déplumée - reste uniquement les hampes - 22-01-2018
Croupion déplumée – reste uniquement les hampes – 22-01-2018

22/01/20108 : Prise de vue du déplumage, 10cm plus bas que l’anus. Les pattes sont rougeâtres mais ça ne ressemble pas à la galle des pattes (qu’on a déjà expérimentée en septembre 2015). Avant pourtant dominante, elle se met en retrait des 3 autres. L’endroit déplumée montre les plûmes encore entichées dans la peau (il reste uniquement que la hampe (calamus) rongée au niveau de l’ombilic supérieur.

C’est peut-être le résultat d’un piquage car cette poule semble avoir perdu son rang de « chef ». C’est la plus vielle des poules… et elle a fait son temps (cf article Taux de ponte)

La Coucou de Rennes de déplume du croupion - 22-01-2018
La Coucou de Rennes de déplume du croupion – 22-01-2018

J’ai remarqué au niveau du perchoir, les poules ne se positionnent plus de la même façon, il doit y avoir compétition pour l’accès à la meilleure place…

C’est peut-être une galle déplumante, mais on observe pas d’amas de ponte (comme ici), ni de rougeur trop prononcée au niveau de la zone déplumée… ou c’est peut-être le début de l’infestation…

(Petite parenthèse, rien à voir avec cet article) : un peu de vocabulaire pour décrire les différentes parties d’une plume :

Vocabulaire pour décrire les plumes : Légende détaillée en cliquant sur l'image...
Vocabulaire pour décrire les plumes : Légende détaillée en cliquant sur l’image…

Piste pour un Traitement :

La gale déplumante chez les poules : symptômes et soins

https://poulailler.ooreka.fr/fiche/voir/656899/traiter-la-gale-des-poules

  1.  huile de cade + huile d’olive (50/50, qsp 10ml à tamponner sur les zones déplumées qui sont souvent là ou la poule ne peut pas se gratter, 3 fois par semaine… puis 30/70 ensuite…
  2. Poudre insectifuge ( à acheter),
  3. Nettoyage du poulailler, et du bac d’épouillage,
  4. Limiter le contact avec les oiseaux du ciel…

24/01/2018 : En allant nourrir les galinettes ce matin, j’ai attrapé ma « coucou de Rennes ». Comme il était très tôt et que la lumière du jour commençait juste à poindre, j’ai pu observé des acariens translucides sur ma poule que j’ai chopé encore sur le perchoir dans le noir, dans le poulailler… (plus de détails sur cet acarien hématophage, qui passe de translucides, puis orangés, rouges, marrons à noirs, en fonction de la digestion du sang qu’ils ont absorbé ! (En savoir plus sur la page du site ou j’ai pompé cette info, avec photos macro, pas rigolo…).

Comme, j’avais lu que la galle déplumante était du à des acariens microscopique, ce n’est peut-être pas la galle déplumante (pas d’amas de ponte non plus). Par contre, les acariens visibles produisent visiblement le même effet « déplumant »…

Le 26/01/2018 : J’ai enfin du temps pour régler ce souci d’acarien. Je décide de :

  • Nettoyer le poulailler à fond (brûler la paille et même celle récupérée dans les boxs de l’association « Les copains d’abord » car je suspecte que ces acariens proviennent soit des oiseaux du ciel, soit du nichage et de l’éclosion de larves dans les tubes des brins de paille rapportés depuis moins d’un mois….)
  • Inspecter les boiseries du poulailler, démonter les interstices et le placardage de polystyrène des portes du poulailler afin de voir s’il n’y a pas d’amas de ponte d’acariens, ni de déjections…
  • Utiliser mes appareils BERTHOUD, bruleur électrique et bruleur thermique à gaz pour assurer l’extermination des éventuels résidus de ponte d’acariens…
  • Passer au pinceau, les perchoirs avec de l’huile de cade vraie,
  • Traiter les poules à l’huile de cade (2 traitements par semaine : 1 pour 1, cade + huile végétale la semaine 1 et 30/70 la deuxième semaine) : pour éradiquer les bébéttes adultes, sur les poules.
  • Répandre de la terre de Diatomée dans le poulailler (20g soit 1/5 du produit « Rampa’Clac’Diatomée », achetée hier à botanic® (10€ le pot de 100g) : la terre de diatomée sert ici pour tuer les larves et les œufs qui pourraient éclorent dans le temps… J’en épandrais également dans le bac d’épouillage…

Merde, il pleut, aujourd’hui (cf inondations dans la France entière!!!) : je suis contraints à attendre et à risquer une prolifération des acariens… J’en profite pour apprendre sur le Net et revoir ma technique pour « Tuer une poule » et « Vider une poule » car il faut se rendre à l’évidence… La poule « Coucou de Rennes », (première victime de l’attaque des acariens « déplumants »), ne pond plus qu’une œufs par semaine… Elle a fait son temps ! Je voulais attendre que Charline emmène ses poules à l’abattoir… mais je ne veux pas risquer de lui emmener une poule contaminée…. Je vais le faire moi-même, à contre cœur car c’est une expérience difficile.

Le 28/01/2018 : Nettoyage complet du poulailler le matin avant d’aller manger le gâteau pour l’anniversaire de Nicolas à Pierrelatte l’après midi. PAS de trace de ponte d’acariens, pas de trace d’adulte non plus… Les autres (3) poules ne semble pas se gratter… J’ai quand même passer à l’huile de cade et olive (50/50), les barreaux et les boisures du poulailler. Changement de la litière et nettoyage minutieux au dessus du poulailler, là ou l’on stocke la paille… il y avait des centaines et des centaines de crottes de rats… Le poulailler est lavé, séché, décontaminé avec de la terre de Diatomée (avant de remettre les plaques « botanic® elles mêmes lavées méticuleusement. En bas du poulailler, on a gratté entre les cailloux pour extraire la poussière de fientes et la paille résiduelle. 3 heures de travail pour un poulailler qui brille « comme un sou neuf ». Les gamelles et abreuvoirs… idem.

Hier, Marie a ramené de la paille un peu mouillée… la botte repose sur une palette dans la serre… le temps de sécher et que les rats aient l’idée d’aller dormir ailleurs que d’investir le haut du poulailler… La dernière fois que le haut du poulailler était vide, un rat avait était tuer dans le poulailler, certainement attaqué par une poule… (c’est arrivé deux fois d’ailleurs !!!)

Des poules pour répandre son compost efficacement !

J’ai trouvé une idée pour facilité une des tâches hivernales qu’est l’amendement au naturel de certaines zones de culture : Utiliser les poules pour épandre son compost !

Oui, les poules en plus de vous donner de bons œufs peuvent vous aider au jardin. Malgré qu’elles aient plus l’aptitude à saccager mes semis et plantations si je ne les surveillent pas lors de mes rituels « lâcher de poules », mes gallinettes se prêtent parfois aux travaux routiniers au jardin biologique : retourner la terre, manger la vermine, amender le terrain de leurs crottes… et aujourd’hui répartir uniformément du compost sur des zones de cultures !

Le but :

  • pour les poules : Trouver des vers et les supers larves d’oryctes,
  • pour moi : L’exploitation animale, j’exploite à fond mes poules ! Heu… ça fait un peu « Mac » ça…

Liens vers des articles connexes :
Cliquez sur les images pour aller sur l’article dédié

Larve Orycte en gros plan 18-03-2015
Larve Orycte en gros plan 18-03-2015

(voir la vidéo un peu sadique sur le gavage des poules avec des larves du compost !!!)

La vendange des poules - Jardin du Loucascarelet - 31 août 2017
La vendange des poules – Jardin du Loucascarelet – 31 août 2017
4_le bloc de sels - DZprod Jardin - 08 août 2016
4_le bloc de sels – DZprod Jardin – 08 août 2016

Lien sur les vidéos de DavidZ, puis LiseG !

poules Loucascarelet compost orycte - DZprod Jardin - 28 août 2016
poules Loucascarelet compost orycte – DZprod Jardin – 28 août 2016
Pain végétal avec les résidus Extracteur de jus
Pain végétal avec les résidus Extracteur de jus

quand recycler sa poule pondeuse : rentabilité – durée de ponte – taux de ponte ?

Nous avons actuellement, au 22/11/2017, 4 poules pondeuses dans le poulailler partagé du Lou Cascarelet : Les 2 jeunes poulettes donnent de petits œufs depuis 2 à 3 semaines. Les plus vieilles donnent de plus gros œufs mais pondent moins souvent.

La question d’aujourd’hui : Est-il rentable de garder la plus ancienne poule (la coucou de Rennes), vu qu’elle pond moins et que de plus, l’hiver influant négativement sur le taux de ponte… elle va pondre encore moins…

J’ai trouvé les graphiques suivant sur le net :

graph poule pondeuse - début de ponte semaine 22 à 30
graph poule pondeuse – début de ponte semaine 22 à 30
graph poule pondeuse - taux de ponte fonction âge de la poule
graph poule pondeuse – taux de ponte fonction âge de la poule
graph poule pondeuse - poids œufs fonction du temps - consommation aliment
graph poule pondeuse – poids œufs fonction du temps – consommation aliment

Avant de conclure , il me faut connaître l’âge de mes poules (en semaines).

  • Coucou de Renne : achat poussin, mi avril 2015, soit 138 semaines.
  • La Grise : Début avril 2016, soit 82 semaines.
  • Rousse botanic : mi-mai 2017, soit 78 semaines
  • Rousse Galinard : ? estimée à 78 semaines également.

J’estime à 26 semaine, le premier œufs pondu, et à 140 semaines un taux de ponte inférieur à 50% (voir un œuf chaque 4 jours)…

120g d’aliment par poule/jour donne un oeufs de 60g.

4 poules, en pleine ponte mange environ 500g d’aliment. Soit 40c/jour pour avoir au mieux 4 oeufs.

Nous avons actuellement 1 à 2 œufs par jour.

botanic® sur 3 poussins femelles : 2 coqs !

Pas de chance ! Sur l’achat de trois poussins qui devaient donner des poules pondeuses, j’ai eu 2 coqs.

2 coqs et une poule - achat botanic® - mauvais sexage 2017
2 coqs et une poule – achat botanic® – mauvais sexage 2017

Je n’ai pas pu les garder car en lotissement, je suis pour la paix entre voisins. Lorsqu’ils se sont mis à chanter j’ai pris l’option de les donner contre bons soins : Merci à Charline Gallinard de les avoir accueillis chez elle. (Charline possède une belle basse cours, elle vends ses chapons pour Noël…. Vous pouvez également achetés des oeufs et des poules poules d’ornement !!!)

Conclusion de mon expérience cette année : j’aurais du acheté des poules prêtes à pondre à Charline Gallinard plutôt que d’élever des poussins achetés à botanic® (un premier achat : les poussins achetés malades sont morts, puis le second achat, j’ai eu 67% de coqs !!!). (Article dédié à cette déception)