La Coucou de Rennes de déplume du croupion - 22-01-2018

Tuer et vider une poule de son poulailler

Il vous faut :

  • du courage,
  • un minimum de savoir et de savoir-faire.

Le but : Que ce soit pour abréger les souffrances de l’animal (maladie, attaque de prédateur), pour recycler son cheptel (vieille poule en fin de ponte), pour extraire de son cheptel les coqs en surnombre ou pour se nourrir… vous risquez fortement d’être confronté au besoin de ce savoir ancestral et qui s’est perdu avec l’industrialisation !

Il est possible, si le courage vous manque, de transporter son animal, jusqu’à l’abattoir mais cela est :

  • inducteur de stress (transport, stress sur la ligne d’abattage…) pour l’animal,
  • Coûteux (Transports (*2), abattoir : autour de 5€ pour une tuer, et évidée la galinette).

Le faire soi-même est un acte militant, courageux (car on a chérit son animal pendant des mois, un certain attachement c’était construit…), mais aussi respectueux vis à vis de l’animal. C’est également RESPECTER comme tirer profit de cette vie animale uniquement dédiée à votre bien-être personnel comme celui de votre famille.

Ce sacrifice possède néanmoins les valeurs fortes suivantes :

  • Réduire la souffrance animale, car vous ne consommez pas une bête qui provient de l’extérieur et dont vous ne savez rien (des conditions d’élevage comme celles d’abattage !!!)
  • Respecter la fin de vie de votre animal, (euthanasie : s’il est malade et condamné, ou souffrant (fin de vie, piquage des congénères qui résultera sur la mort de l’animal)
  • Consommer une viande dont vous maitriser la qualité (sans traitements et éventuellement Bio),
  • Réduire l’impact C02 (transport, élevage, abatage),
  • valoriser les sous produits issus de l’abattage (le sang (cf la recette de la « sanguette »), les poumons, gésier (salades), cœur (salades), trachée et glandes génitales peuvent être cuisinées… on a aussi perdu ce savoir-faire… La carcasse vous sert également à faire un excellent bouillon… Les plûmes peuvent quant à elles partir au compost (lire cet article étonnant sur la valorisation des plûmes issus de l’abattage)
  • pouvoir REMERCIER votre animal de ce qu’il vous a procuré, tout au long de sa vie… avec comme point final et bouquet final, l’excellence de sa viande !
  • peut-être également être fier de produire sa propre nourriture dans un acte militant ou de survivalisme… (en réduisant son addiction consumériste en étant persuadé des conséquences sociales, environnementales, psychologiques ou économiquement négatives… )

BREF, COMMENT PROCÉDER :

  • Isoler l’animal afin de le mettre à la diète au moins 12 heures à l’avance (le but étant de réduire les résidus dans l’appareil digestif,
  • Saigner l’animal, le soir ou tôt le matin sera moins stressant pour lui, (pourquoi saigner et non pas trancher d’un coup un seul : le but et de ne pas avoir de sang dans les muscles après la mort de l’animal et éviter la coagulation intramusculaire),
  • Utiliser un couteau hyper-tranchant, un cône d’abattage (image 1, image 2) pour volaille ( fait MAISON avec le ré-emploi d’une bouteille en plastique de 3l ou 5l ou fabriqué en bois)
  • Plumer l’animal (2 minutes dans 5l d’eau très chaude (55 à 58°c) : prévoir une cocotte pour chauffer ce grand volume d’eau et également un seau en plastique (d’une vintaine de litres au moins) pour y placer l’animal (car si vous le faite dans la cocotte l’eau va déborder et ce ne sera pas pratique pour retourner l’animal et le mouillage du plumage ne sera pas uniforme),
  • Procéder au vidage :

Un poulet peut se cuire au four, une poule pondeuse NON !

Mieux vaut la cuire au pot… pas plus de 1h30 à 2 heures (mijoté et pas à fort bouillon, pour ne pas avoir une viande trop dure)… en suivant les conseils que j’approuve dans l’article, bien fait (et j’en ai lu quelqu’un pour comparer…) : http://chefsimon.lemonde.fr/gourmets/chef-simon/recettes/poule-au-pot–5

NB : On réservera en filtrant la marmite :

  • 2 à 3 bons litres de  « fond blanc » qui est au résultat le bouillon obtenu à la fin de la cuisson,
  • Les os et la carcasse… après avoir consommée la poule au pot avec ses légumes…

Après avoir cassé et broyé grossièrement la carcasse, on fera revenir les os dans un fond d’huile (d’olive ou de coco ou de graisse de la poule si on a eu l’idée de récupérer celle-ci surnageante après une nuit au réfrigérateur de la marmite ayant servi à cuire la poule entière), …après une légère réaction de Mayard, on verse le fond blanc dégraissé que l’on avait réservé à cet effet… et on laisse mijoter tant que l’on veut… le but étant de faire fondre les cartilages encore présents sur les os… Après refroidissement et filtration, on a un bouillon de fou : Très gustatif (pour y faire gonfler des pâtes vermicelles) et bon pour le corps (dégraissé et à teneur basique grâce à la fonte des cartilages) : Voilà de quoi vous réchauffer l’âme en procurant « un effet tampon » qui va neutraliser le surplus d’acide, souvent en excès dans nos organismes d’hommes modernes stressés !

Aller, un bonne soupe… et au lit !

PS : à lire également, l’autofabrication de votre « Cône d’abattage ou de sacrifice (gratuit) D.I.Y pour les volailles »

 

 

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